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艺术8开幕邀请  YISHU 8 INVITATION
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YISHU 8 a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition de
YISHU 8 is pleased to invite you to the opening of the exhibition of

艺术8诚邀您出席 隋建国 & 托尼·布朗 联展开幕式

SUI JIANGUO & TONY BROWN
Sculpter · Dessiner 丨 造 · 画

19:00 - 22:00, 2016.10.29 ( samedi / Saturday /  星期六 ) 

No.20(Jia) Dong Huangchenggen Bei Jie, Dongcheng District, Beijing
北京市东城区东皇城根北街甲20号,邮编100010
Tel : +86 10 6581 9058  丨 yishu-8.com 丨 wechat : yishu_8
隋建国 x 托尼·布朗 : 现代主义之对辩
 
两位多年故交,两位雕塑家,两位美院教授,两位艺术家长久地关注着彼此的创作,互相倾慕。于是便有了2016年今秋在艺术8举办的本次对话双人展。他们的名望早已奠定。隋建国是当今中国最为重要、也是国际舞台最为著名的雕塑家之一。作为负有盛名的教育者,他的性格深深植根于中国文化以及这片异常活跃的土地。托尼·布朗则有着完全不同的经历。出生于英国的他曾在90年代跻身欧洲顶尖艺术家之列,曾参加1992年第九届卡塞尔文献展,尤为人所铭记。他在教学中表现出罕见的敏锐,声名卓著。怀着对中国文化的亲切认同,托尼·布朗从巴黎来到中国,继续创作者与教育者的精彩生涯。
 
隋建国是一位传统纯粹意义上的雕塑家。他反复使用古老的雕塑技法,探求手段与内涵的创新,向当今的雕塑实践中引入一段批判与反思的距离。这段距离在他的作品中体现为一种新鲜而反讽的目光,一种灵敏的幽默感。在今年5月成立的隋建国艺术基金会的展厅里,可以看到隋建国如何用迷人的睿智,介乎拼贴与戏仿之间,重新诠释自60年代至今现代主义雕塑史的每一个伟大的范式。他带着罕见的气息与清新感构建出的作品,仿佛关于现代主义雕塑伟大旅程的一段叙事,或是一部小说。
 
当我们想到托尼·布朗的同时,便会无法抗拒地想到现代主义的本质。他的装置复杂、优雅、精巧,横跨多重领域,结合并混融了运动、建筑、图像、光、电影……仿佛集结了现代思想能够在当代语境下生发的种种一切。但他思想的深度不止于此。托尼·布朗试图将现代主义以及它所谓的理性,置于某种挫败的境地。他设计的机器用于产出与其目的相违背的结果。它们表现出视觉至上、以思想掌控的美学,但在这种确信无疑的表面之下,他却想象着偶发与不可控。最终混入其间的是神秘的偶然,兼有造物主式的意外之力。
 
在两位艺术家的创作中,不妨认为,素描确实承担了练习、底稿、速写的传统意义。然而值得注意的是,他们也都将素描本身视为一门独立而严格的学科,以创造力将它衍生为创作之上的新的枝杈,触及那些本是不可设想、未被表达之处,从而发展出超乎预想的种种面向。其后我们将读到,隋建国的创作过程基于身体与精神的无意识行动以及材料本身蕴含的随机因素,成功地向他的艺术语言之中补充了新的语汇。隋建国从偶然趋于形式;托尼·布朗却恰恰相反,从形式趋于偶然。他制作了一台机器代替手笔,作为工具,模拟绝对的控制,却又隐秘地向其中引入一个程序,令其无法完满实现任务,正如在生活中接纳意外的结果。因之而来的是唯命是从的计算机配置,动态、无法抗拒、不可遏抑的气旋与风暴,黑洞与龙卷风;专横地引入了意外与超越、脆弱与新生的问题。素描在他们的创作中既是鉴照的镜子,也是一种解放,仿佛这种方式能够逾越他们的创作不可避免的局限所在,探索边界地带,超越轮廓与表象。
 
亨利-克洛德·顾索
策展人、艺术8协会主席

Sui Jianguo, Tony Brown : un modernisme face à face
 
Deux amis de longue date, deux sculpteurs, deux professeurs d’académie, deux artistes qui observent depuis de longues années leurs travaux et qui s’admirent mutuellement. C’est la raison de cette exposition en forme de dialogue à YISHU 8 en cet automne 2016.
 
Leur réputation n’est plus à faire. Sui Jianguo est aujourd’hui l’un des plus grands sculpteurs chinois contemporain, l’un des plus connus sur le plan international, par ailleurs professeur renommé dont la personnalité est ancrée profondément dans la culture de son pays et dans la dynamique exceptionnelle de celle-ci. Tony Brown lui, a fait un parcours très différent. Né en Angleterre, artiste phare dans les années 9O en Europe (on se souvient tous de sa participation à la Documenta IX en 1990), professeur réputé à l’acuité hors pair, il s’est établi après Paris, en Chine, en raison des fortes affinités qu’il ressentait envers la culture chinoise. Il y poursuit aujourd’hui une carrière de créateur et d’enseignant très remarquée.
 
Sui Jianguo est un sculpteur dans la plus pure tradition du mot, qui revisite en permanence les techniques ancestrales de la sculpture, même si sa pratique vise en fait à en renouveler l’approche et le sens et à introduire dans la pratique sculpturale d’aujourd’hui une distance à la fois critique et réflexive. Dans son cas, celle-ci se traduit en particulier au travers d’un regard à la fois neuf et ironique et un humour toujours sensible. C’est ainsi que dans les salles de la nouvelle fondation qui porte son nom et qui a été inaugurée en mai dernier,on peut constater comment Sui Jianguo réinterprète avec une intelligence fascinante, entre pastiche et parodie, tous les grands paradigmes de l’histoire de la sculpture moderniste, depuis les années 60 jusqu’à nos jours. Avec un souffle et une fraîcheur hors du commun il construit son œuvre comme le récit ou le roman de la grande aventure de la sculpture moderniste.

Quant on pense à Tony Brown on pense irrésistiblement à la nature même du modernisme. La complexité et l’élégance de ses installations technologiques sophistiquées, pluridisciplinaires, qui marient et combinent le mouvement, l’architecture, l’image, la lumière, le cinéma… ont l’air de faire la synthèse de ce que la pensée moderne peut produire dans un contexte contemporain. Mais sa pensée est plus complexe que cela en ce qu’il veut aussi mettre le modernisme, et sa rationalité supposée, en quelque sorte en échec. Tony Brown conçoit des machines, mais des machines à produire ce qui est contraire à leur finalité, c’est à dire à imaginer l’accidentel, l’incontrôlable sous les apparences rassurantes d’une esthétique qui suggère la suprématie du visuel et la maitrise de la pensée. C’est finalement le hasard qui s’insinue mystérieusement en elle, avec une force démiurgique inattendue.

Pour ces deux créateurs, on pourrait penser que le dessin accomplit son rôle traditionnel d’exercice d’approche, d’étape préparatoire, d’esquisse. Mais on doit constater que l’un et l’autre en font une discipline propre, rigoureuse, avec une puissance d’invention qui fait de leurs dessins une excroissance nouvelle de leur œuvre,  d’un impensé ou d’un non formulé jusqu’alors de celle-ci, et qu’à ce titre ils en développent des facettes insoupçonnées. On lira plus loin la manière dont Sui Jianguo, se saisissant de procédures fondées sur l’automatisme corporel, psychique, et l’aléatoire contenu dans la matière, réussit à enrichir son langage d’un vocabulaire nouveau. Là où ce dernierva du hasard vers la forme, Tony Brown fait exactement le contraire, allant de la forme vers le hasard. Façonnant un robot destiné à prendre la place de sa main, à lui servir d’instrument, à simuler un contrôle absolu, il introduit secrètement en lui un processus logiciel qui le fait faillir à sa tâche et, comme dans la vie, accepter les conséquences du hasard. Il en ressort des configurations qui le prennent au mot, dynamiques, irrésistibles, indomptables, vortex et ouragans, trous noirs et tornades, qui introduisent magistralement la question de l’imprévisibilité et du dépassement, de la fragilité et du renouveau. Le dessin accomplit en eux un travail de mise en miroir, mais aussi de libération, comme une façon d’aller au-delà des limites que leur travail porte inévitablement en lui, une façon d’en explorer les bords, d’aller au-delà de ses contours et de ses apparences.

Henry-Claude Cousseau
Commissariat de l’exposition, Président de l’Association YISHU 8

隋建国《雨刷器》  铅笔,纸     Sui Jianguo   Essuie-glace  Windshield wiper
Crayon, papier   Pencil, paper  70x109cm  2012
托尼·布朗 《绿野仙踪》  墨水笔,纸     Tony Brown   Le magicien d'Oz   Wizard of Oz 
Stylos d'encre, papier,  Ink pens on paper  56x76cm  2016

Sui Jianguo and Tony Brown: a modernist “face à face”
 
They are two old friends, two sculptors, two academy professors, two artists who have followed each other’s career and who admire each other. These are the reasons that led YISHU 8 to organize this exhibition, to initiate this dialogue in the autumn of 2016.
 
Their reputation precedes them. Sui Jianguo has become one of the most acclaimed contemporary Chinese sculptors, and one of the better known on the international scene. He is also a famous professor whose personality is deeply anchored in his country’s culture and in its exceptional energy. Tony Brown followed a very different path. Born in England, he was one of the leading figures of the European art world in the 90’s (we all remember his participation at the 1990 Documenta IX). He is a highly discerning and respected professor who, after a stay in Paris, moved to China because of the strong affinities he felt towards Chinese culture. This is where he now pursues an acclaimed career as a creator and as a teacher.
 
Sui Jianguo, a sculptor in the most traditional sense of the word, unceasingly revisits sculpture’s ancestral techniques, even when his practice aims at bringing a new perspective or meaning into the art form, or attempts to establish a distance that is both critical and thoughtful in today’s sculptural practice. This translates, in his particular case, into a vision that is both new and full of irony, and filled with an unvaryingly sensitive sense of humor. And so, in the rooms of the new foundation that bears his name and which was inaugurated last May, we can see how Sui Jianguo reinterprets in a fascinatingly intelligent manner, somewhere between pastiche and parody, all the major paradigms of modernist sculpture history, from the 1960’s until today. With an unequaled inventiveness and freshness, he builds his œuvre as the tale or novel of the great adventure of modernist sculpture.

When we think of Tony Brown, we are compelled to reflect on the very nature of modernism. The complexity, the elegance of his sophisticated technological installations that unite and combine movement, architecture, images, light, and the cinema… appear to synthesize what modern thinking can produce within a contemporary context. Yet his thinking is more complex than this as it also aims, in a sense, at routing modernism and its supposed rationality. Tony brown designs machines but these machines produce results that are in direct opposition to their finality; in other words they give randomness and lack of control the reassuring appearances of a set of aesthetics that invokes the supremacy of the visual and the full command of the thinking process. In the end, it is randomness that is mysteriously introduced, and with an unexpected demiurgic strength.

We could be led to believe that, for these two creators, drawing only fulfills its traditional role – that of an approach, of a preparatory stage, of a mere sketch. Yet, we cannot fail to see that both artists transform it into a fully fledged rigorous discipline, showing an inventiveness that imparts a new dimension to their work, infusing them with a fresh meaning and a new formulation that add unexpected facets to them. Later on, we will read how Sui Jianguo uses processes that employ a corporal, psychic automatism together with the unpredictability inherent to the medium, and successfully enrich his language with a new vocabulary in doing so. Whereas he goes from unpredictability to shape, Tony Brown does the exact opposite and goes from shape to unpredictability. While creating a robot that will take the place of his hands, become his tool and simulate absolute control, he secretly introduces a digital process that forces it to fail and to accept the consequences brought by chance – as is the case in life. This is how configurations that take him at his word come to life: dynamic, irresistible, untamable, vortex and hurricanes, black holes and tornadoes, they skillfully introduce the question of randomness and of self-surpassing, of fragility and renewal. If drawing forces them into self-reflection, it also has a liberating effect, perhaps enabling them to go beyond the limits inevitably inherent to their work, and giving them avenues to explore boundaries, go beyond confines and appearances.

Henry-Claude Cousseau
Curator, President of YISHU 8 Association

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YISHU 8 · 20 (Jia) Dong Huangchenggen Bei Jie · Dongcheng District · Beijing, Beijing 100010 · China