Lettre d'information pour les membres de la SFD

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SOMMAIRE 17 Février 2013

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Février 2013
Le Mot du Président, Olivier CHOSIDOW

Chers Amis, Chers Collègues,

Vous trouverez dans cette Newsletter le deuxième communiqué de presse (CP) que la Société Française de Dermatologie a émis le 6 février 2013 concernant la décision de suspension de Diane 35® par l’ANSM. Le temps médiatique n’est pas le temps scientifique, mais pour autant, la Société Française de Dermatologie se devait de défendre une position à la fois de Société savante, d’expertise de la dermatologie et de mise en avant de la qualité de ses professionnels (Cf. également le 1er CP du 28/01).

Cette affaire met en lumière l’écart allégué au bon usage de Diane 35®, notamment une utilisation dans les acnés qui ne le justifiait pas, un effet contraceptif oral supposé mais non formellement démontré, et un risque thrombo-embolique, certes peut-être explicité dans la notice, mais probablement pas assez expliqué par les médecins. Rappelons ici, que seuls 2 à 3 % des dermatologues ont constitué des prescripteurs de Diane 35®, et je suis persuadé que dans la très grande majorité des cas, l’indication était justifiée.

Il est important de renforcer l’image de la dermatologie en termes de Santé publique car l’impact psycho-social des maladies de la peau est encore mal compris par les autorités, et même par nos collègues non dermatologues. Il s’agit pour nous de faire de la pédagogie en faisant mieux percevoir la souffrance et « le fardeau » des patients de dermatologie. Je pense que vis-à-vis de cet impact psycho-social des dermatoses, nous en sommes encore au stade de la prise en charge de la douleur il y a vingt ans, bien avant la loi Kouchner. Il est également important pour nous de connaître les risques des molécules que nous utilisons afin de les expliciter parfaitement aux patients, et ainsi, de leur faire partager nos propositions thérapeutiques.

Enfin, et surtout, il me semble qu’un certain nombre de prescriptions sont réalisées hors AMM car le marché de la dermatologie est étroit, et que les industriels n’ont pas souvent fait le choix d’effectuer des essais thérapeutiques dans les domaines de prescription quotidienne. C’est pour cela que je propose au nom de la Société Française de Dermatologie, d’établir, pour les prescriptions hors AMM les plus fréquentes, des aides à la prescription et des recommandations afin d’avoir un document de référence établi. En ce qui concerne l’acné, j’ai également proposé que la Société Française de Dermatologie aujourd’hui, et le CCD j’espère demain, actualise les recommandations de 2007 de l’ex AFSSAPS qui, par essence, (je n’ose dire par conflit d’intérêt) ne pouvaient inclure de stratégies thérapeutiques hors AMM. Il est finalement regrettable que ce document n’ait pas pu persuader les décideurs tant publiques que privés de mieux établir et réguler en temps voulu le bon usage de la Diane 35®.

Olivier CHOSIDOW,

Président de la SFD, 17 Février 2013
→ sfdermato.org

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