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A Tous : amis, collègues, contacts et membres de ma famille


Certains d'entres-vous ont peut-être déjà remarqué à travers mes différentes publications sur les Internets que je m'engageais dans un mouvement pro-régulation en faveur du cannabis. Vous recevez cet email car je sais que vous êtes de près ou de loin concernés par le sujet ou que vous êtes tout simplement attaché à la défense des libertés individuelles et collectives.
 
Après avoir suivi une formation spécialisée sur le chanvre - plus précisément sur son aspect thérapeutique - et après avoir pris activement part à la Coalition for Cannabis Policy Reform en Californie, j’essaie, depuis mon nouveau retour aux USA, de m'engager à mon niveau sur le sujet en France.
 
Le chemin de vie que j'emprunte en ce moment a été motivé par une multitude de non-sens et d'incompréhensions que j’ai vécues dans mes expériences d'usager mais aussi de simple citoyen français. Il existe encore aujourd'hui une vraie méconnaissance du sujet par une grande partie de la population mais aussi de nos classes dirigeantes, le système prohibitionniste actuel n’étant pas étranger à cette désinformation.
 
Actuellement en France, les malades atteints de lourdes pathologies - voir en fin de vie - qui choisissent de se traiter avec du cannabis thérapeutique sont poursuivis et condamnés par la justice, qui décide constamment de les priver de leur traitement pourtant essentiel à leurs pathologies.
 
Pendant ce temps, c'est près de 5 millions de consommateurs récréatifs qui s'approvisionnent en majorité  dans nos banlieues, avec les conséquences que l'on connaît. Pour certains sociologues, économistes et anciens membres des forces de l'ordre, si de nos jours il existe un "apartheid" dans notre pays comme le précise le ministre de l'intérieur, alors le trafic de cannabis en est sa clef de voûte.
 
L’échec de ladite « guerre aux drogues » est admis par tous, mais pourtant nous persistons. Criminaliser, punir et exclure, voilà ce que l'état nous propose actuellement sur les questions relatives au cannabis. Ne serait-il pas plutôt possible d'informer, de réguler et de contrôler? Le problème ne doit plus être traité uniquement sous un angle pénal, mais sous l'angle sanitaire et social afin d'accompagner le cannabis au sein de notre société. Accompagner c'est éduquer, prévenir, comprendre, et non stigmatiser et écarter comme c'est le cas aujourd'hui.
 
Pour expérimenter depuis quelques semaines la régulation mise en place au Colorado - modèle le plus encadré légalement tout en étant pourtant l'un des plus permissif au monde en termes de dérivés - je peux vous assurer que le chaos promis par les conservateurs de tout poil n'a tout simplement pas eu lieu. Bien au contraire, après plus d'un an, les résultats sont là : meilleure qualité des produits & prévention à l'usage, baisse du crime organisé, de la présence des cartels, des bavures policières, des violences familiales, des accidents de la route (oui oui!), de la consommation d'alcool, d'antidouleurs et d'antidépresseurs. Au même moment : forte reprise de l'activité économique; hausse des recettes fiscales, nouvelle industrie au taux de croissance jamais égalé, nouveaux emplois et améliorations de la condition des minorités. 
 
Désormais, avec la fin de la prohibition, c'est une nouvelle société qui s'annonce, plus calme et plus responsable 
 

"Après plus de 45 ans de politiques répressives, la prohibition du cannabis n'a eu que pour seul effet de générer bien plus de dégâts en comparaison des dégâts généré par l'usage du produit en lui même."


Il est pourtant possible de construire un modèle encore plus juste et plus solidaire prioritairement axé sur la santé et l’emploi en France et en Europe. Il est encore temps de renouer avec les dons d'ubiquité du chanvre, plante du développement durable par excellence, utilisée par l'homme depuis des millénaires pour ses innombrables propriétés industrielles, nourricières et thérapeutiques, abandonnée dans les années 30 au nom du tout pétrole
 
Du fait du climat général actuel, peu de personnes réellement compétentes sur le sujet ont le courage d'afficher leur opinion pro-légalisation, celle-ci étant vu par beaucoup comme immorale voir malvenue.
 
C’est pourquoi, après avoir été présent sur la liste "Cannabis Sans Frontières" pour les Européennes de 2014, je me suis récemment rapproché d'associations Å“uvrant dans le bon sens : la coordination Chanvre & Libertés par exemple, tente de représenter la société civile et les usagers dans son ensemble avec une grande expertise dans le domaine. Mais par un cruel manque de moyens ces personnes se retrouvent souvent limitées dans leur capacité d'action pour présenter leurs idées et leurs solutions aux instances décisionnaires. 
 
Ce que je vous demande par l'intermédiaire de ce courriel, (si toutefois vous en êtes arrivés jusqu'ici ) c’est de vous impliquer un peu plus sur la question à votre niveau, d'interpeller vos élus sur la question, de vous informer sur les impacts réels de ces lois sur notre société, encore plus si vous êtes usager (et je sais que vous être nombreux parmi mes contacts). Pourquoi ne pas commencer par partager cette lettre d'information?

Il est temps que les perceptions sur le cannabis évoluent et que cessent les discriminations dont sont victimes ceux qui en consomment. Il est urgent d’ouvrir les yeux sur la catastrophe sanitaire, sociale et sécuritaire engendrée par une loi adoptée il y a 45 ans, et d’avoir le courage d’ouvrir le débat qui s’impose afin d’améliorer l’efficacité des réponses publiques face aux problématiques d’abus et de mésusage.

Je compte sur vous pour aller encore plus loin, si vous êtes complètement opposé à une quelconque régulation, tentez de voir les choses sous un angle différent, n'hésitez pas à consulter les liens contenus au bas de cet email. Quoi qu'il en soit, je compte sur votre soutien pour que l'on puisse, un jour en France, ouvrir un débat dépassionné nous permettant de trouver, ensemble, les meilleures solutions à apporter.

 
Merci à tous!
Florent
 
PS : Ce mail n'a aucune vocation à faire la promotion du cannabis ou de ses usages, seulement celui d'essayer d'informer de façon pragmatique et rationnelle un sujet complexe sur lequel la population mérite d'être mieux éduquée mais aussi et surtout plus impliquée. 

PS Bis : Désolé, aucun scoop sur mon orientation sexuelle! Ce  "Coming Out" n'est rien d'autre que celui d'être un usager de cannabis adulte et responsable qui ne se reconnait pas comme étant un malade délinquant. (CF "Coming out Green" dans les vidéos plus bas).
 

J'ai réalisé un petit questionnaire anonyme me permettant de sonder la position générale de mes contacts sur le sujet, il vous prendra 3mn montre en main, vous jouez le jeu?
3mn à peine
 
 

Pour aller plus loin :


Courtes Vidéos :
Documentaires :
Associations & Organisations  :
Take Action !
Quelques réponses aux idées préconçues :
Les derniers rapports prônent la régulation, que ce passe t'il?
Sources + Autres liens intéressants :
Ce qu'il se passe aux US encore impensable en France!

Bibliographie 


     
   

Appendice 

Ce mail, en plus de sa vocation d'information est dans le même temps un exercice de communication, d'écriture et d'analyse de données. Aucune données personnelles vous concernant ne seront exploitées de façon commerciale ou transmises à des tiers. Croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer.

Cette lettre d'information est une initiative personnelle, totalement assumée, peut être un peu maladroite, à vous d'en juger. Je ne représente en aucun cas les organisations et associations citées plus haut, même si je suis membre de certaines d'entres-elles.

Si jamais vous décelez une erreur dans cette présentation merci de me la communiquer par email.
Oaksterdam University à été fondée dans le but de définir une industrie du cannabis thérapeutique professionnelle et responsable. Depuis 2007 elle a participé à l'éducation de milliers d'étudiants et de professionnels Ã  travers le monde.
La Coalition for Cannabis Policy Reform est un regroupement de plusieurs organisations d'intérêts publiques travaillant ensemble à contrecarrer les dégâts engendrés par la prohibition du cannabis en Californie et dans le reste des Etats-Unis. 
Prohibition des drogues : des origines racistes



La première loi de prohibition est établie fin du 19e siècle, elle concerne l'opium et permet à la république de Californie de discriminer la population chinoise prenant de plus en plus de place dans l'activité économique. Après la fin de la prohibition de l'alcool et les résultats qu'on lui connait, la prohibition de la marijuana est mise en place dans les années 30, elle permettra de mettre au ban de la société immigrés hispaniques et afro-américains. A la fin des années 60, sous la pression de Nixon et de sa "guerre aux drogues" l'ONU impose cette prohibition à ses états membres.

La France, par sa loi de 1970 hérite naturellement de ce système prohibitionniste et de ses dérives ségrégationnistes.

Alors que la consommation des drogues est plus importante dans les classes moyennes éduquées, la répression concerne presque exclusivement les jeunes des quartiers populaires.
Cannabis & Prisons Françaises

Actuellement 7000 personnes en prison pour simple usage et détention.

3/4 des prisonniers ayant fait des infractions à la législation sur les stupéfiants uniquement liées au cannabis.

Le cannabis reste la substance la plus largement consommée par les prisonniers français.  Il semble même toléré dans un grand nombre d'établissements, l'administration pénitentiaire préférant fermer les yeux pour éviter toute agitation de la part des détenus.  

Comment interdire le cannabis au sein de notre société alors que nous sommes incapables de le contrôler dans nos prisons?
Coût social des drogues par habitant et par an

Le concept de "coût social" peut être défini par les sommes dépensées par l'état pour soigner les addictions et répondre aux dégâts sociaux créés par l'abus d'une substance. Ex. : violences, maladies, incivilités, accidents de la route... (Chiffres Français OFDT 2003).

- Tabac : 772 € / an 
- Alcool : 599 € / an 
- Cannabis : 15 € / an

A noter que le coût social du cannabis peut être réduit si des campagnes de réductions des risques pragmatiques étaient menées (Il est encore interdit d'apprendre aux usagers à mieux consommer du cannabis du fait de son interdiction).
Les drogues les plus mortifères sont légales!

En France, sur les morts directement liées à l'usage ou à l'abus du produit par an.

- Tabac : 73.000 
- Alcool : 49.000 
- Médicaments : 18.000 
- Cannabis : 0
La France est Charlie mais n'est pas Cannabis

En France, l’article L.3421-4 du code de la santé publique interdit toute présentation sous un jour favorable des substances stupéfiantes. Les organes de communication officiels de l’État français mènent la vie dure à la Marijuana Ã  travers des messages niant souvent toutes avancées scientifiques récentes et stigmatisant systématiquement les usagers. Le débat public, quasi inexistant dans le fond tout en étant raillé le plus souvent, démontre clairement la méconnaissance du sujet et le manque de courage dont fait preuve la majorité de la classe politique.
La France à déjà régulé le cannabis dans l'histoire

Jusqu'en 1956, pendant la période de protectorat français au Maroc, la France régulait le cannabis qui répondait alors au nom de "Kif". Lors de la même période, les plus gros trafiquants d’opium en Asie sont les puissances coloniales françaises et anglaises en vue de financer leurs armées sur place.

Les drogues, repensées
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