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Salut à toi, collapsonaute !

Je te présente tout de suite mes excuses, car ma récolte de la semaine n'aura pas ce goût aigre-doux auquel tu es habitué·e.

Cette semaine, l'amertume l'emporte. Et tu sais déjà pourquoi : l'actu. 

Comme beaucoup, je me suis laissé happer dans le maelstrom de catastrophes.

Je vais tenter, ici, d'en parler, à ma façon. D'y mettre mes mots, pour mieux les digérer. 

En espérant que ces mots pourront t'aider aussi ! 

Allez, bonne lecture quand même ! ⤵️
La semaine a mal commencé, avec cette déclaration du météorologue américain Cliff Mass : "Je suis sous le choc en regardant les prévisions de nos modèles (...). C'est ahurissant, insensé !"

Un des meilleurs prévisionnistes météo au monde n'en revient pas : 49,6°C dans une région tempérée du Canada, au climat comparable à celui de la Bretagne. Un record absolu.
Au même moment, j'apprends que l'eau pourrait manquer en Californie.

Le niveau du lac Mead – bassin artificiel du Colorado – est le plus faible enregistré depuis 1930. 40 millions d’habitants de Californie, Oregon, Nevada... craignent d’être privés d’eau cet été et de nourriture l'an prochain !

On a même pas atteint le seuil des +1,5°C... et le potager de l’Amérique meurt  de soif ! Tu imagines l'état du monde avec +2⁰C !?
Mon topo sur la situation Californienne est par ici
Le lendemain, je tombe sur les résultats du projet ZECMIP (Zero Emissions Commitment Model Intercomparison Project).

Il s’agit d’une simulation permettant de comprendre ce qui se passerait si les émissions mondiales cessaient immédiatement ou progressivement, jusqu’à atteindre le “net zéro”.

Ces calculs montrent que 50 ans après l’arrêt des émissions, la température globale se situerait entre +1,2°C et +1,8°C, contre +1,5°C aujourd’hui et bientôt +2°C.

 
Tu as le droit de relire ce paragraphe prise de tête.
Pendant ce temps...

Dans le monde merveilleux des grands de ce monde, une note privée de la Deutsche Bank (D.B), uniquement destinée aux « grands comptes » ultra-riches, les alerte des dangers d’effondrement du système industriel et financier.

Les banquiers y exposent une sorte de guide de survie économique pour gros bonnets.
Retrouvez ce document top secret ici
Les résultats du ZECMIP dans une main et le rapport secret de D.B dans l'autre, je dois me rendre à l'évidence : les 1,5°C sont déjà derrière nous.

Conclusion ? L'emballement du réchauffement climatique est irréversible. Et, compte tenu de ses effets visibles... il est grand temps de se préparer aux effondrements.
Irréversible ! Vraiment ? Mes preuves sont là
En relisant cet édito, je me suis demandé si je n'avais pas un peu trop forcé sur le baume du tigre...

Mais je n'avais pas encore écouté la conférence sur l'eau donnée par l'hydrologue Emma Haziza lors des Ateliers des Métamorphoses organisés par la société Eau de Paris.

En direct sur l'appli Teams, elle y lançait un exposé... pour le moins brutal.

En voici deux phrases : « Je ne pense pas qu’on soit à 10 ans [de la catastrophe]. On est sur une échelle de 3 ans maximum ». « Ce n’est pas une question de sobriété, c’est une question d’urgence, parce qu’il y aura des endroits sur Terre où on ne pourra plus vivre ».
Emma Haziza, photo @twitter
Alors, là, je me suis dit : si cette scientifique sérieuse, régulièrement invitée sur les chaînes d'info continue, ose de telles envolées collapso... C'est qu'on est vraiment dans la merde jusqu'au trognon !
Voici ma transcription détaillée de son intervention
Bref, le climat n'est pas le seul à s'emballer.

Entre Cliff Mass et Emma Haziza, la communauté scientifique commence aussi à chauffer.

Il suffit de lire entre les lignes du dernier rapport du Haut Commissariat pour le Climat (HCC) pour le sentir.

Et à la NASA, ils ont déjà déchiré leur chemise et balancent des tweets enragés ! Je vais d'ailleurs laisser Peter Kalmus, data scientist à l'université de Californie, conclure cette newsletter :
Traduction : "J'emmerde les climatosceptiques. J'emmerde les procrastinateurs et les patrons des firmes pétrolières qui "ne font que donner au consommateur ce qu'il veut". J'emmerde les politiciens qui crient à "l'urgence climatique" et ne font rien. Ils nous envoient tous par le fond, pour toujours".
Ahhh. Moi ça me détend de lire cette prose fleurie. Pas toi ? Allez, vous pouvez jeter vos écrans et reprendre une activité normale 🍀
Si ça vous inspirez... partagez !
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