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(Re)travailler ensemble après le confinement

“Comme un lundi” est une capsule de quatre newsletters-fictions, complétée d’un atelier de partage. Ce format, lancé par le Maif Start Up Club, aborde des futurs possibles sous forme de fictions, racontées par des regards aiguisés sur les usages à venir. Son but n’est pas de prédire l’avenir, mais de poser des questions.
 

Les auteurs de cette fiction sont Pamela Bellier et Matthieu Gioani, membres du collectif Le Coup d’Après. Pamela explore la RSE et la prospective. Matthieu fait du design un outil stratégique et prospectif pour les organisations.

   

 Récit du futur 

Un futur possible, inspiré par le présent, ses tendances et ses signaux faibles.  

 

 

Comme tous les lundis, vous, chargée de clientèle, arrivez au travail, un peu inquiète de ce qui vous attend. Hier soir, vous avez reçu un message paniqué de votre collègue Antoine, qui vous indiquait que les derniers ratings sociaux n’étaient pas très favorables : une moyenne de 3/5 dans les notes utilisateurs sur les dernières 48h, ça peut vous faire baisser d’un cran votre note d’entreprise responsable !

Depuis 2021 et le “Grenelle de l’utilité sociale”, le gouvernement a mis en place l'évaluation sociale de chaque entreprise basée sur sa mission et sa politique RSE. La note obtenue conditionne le taux d’imposition et l’accès aux fonds d’investissement sociaux. C’est crucial ! Votre boîte est quand même plus à l’aise avec ces profils d’investisseurs, soucieux d’une vision long-terme, plutôt qu’avec ces rapaces qui cherchent un retour sur investissement en 2 ans.

Cette notation se passe aussi côté consommateur. Le score "utilité sociale" évolue en temps réel, on se croirait à Wall Street ! Pfff… Comme si les consommateurs voyaient l’envers du décor à travers le marketing et l’expérience client. Heureusement, qu’ils ne prennent pas le temps de gratter...

En tout cas, votre boss risque d’avoir une sacrée pression et vous attendez la réunion de ce matin avec un peu d’appréhension. A moins que ce ne soit Antoine qui ne vous refile son angoisse...

11h : vous rejoignez vos collègues. Le patron est plutôt rassurant. Certes les dernières notes n’étaient pas au top, mais l’entreprise a maintenu ses 4 étoiles sur la dernière quinzaine. Pas de péril pour l’instant. Il y a même une bonne nouvelle : le partenariat avec Ecosystem prend bonne tournure, le contrat de valeurs vient d’être signé. C’est une première étape. Au total, vous pourriez réussir à lever 3 M€ sur le projet FlexMobility. II faudra juste être vigilant à tenir les engagements extra-financiers dans le temps...

Par contre, Antoine votre collègue ne partage pas la bonne humeur générale. Il profite de ce temps d’échange pour exprimer ses doutes : "Cette pression sur la notation… Je n’arrive plus à prendre le recul nécessaire !". Antoine enchaîne : "...envie de faire un break, utiliser mon compteur de détravail pour quelques temps". 

Votre boss ne réagit pas trop, c’est fréquent ce genre de craquage… De toute façon, il n’aura pas le choix si Antoine se décide. Tout le monde a le droit d’utiliser cette période de coupure avec le monde professionnel grâce au compteur temps reçu à l’entrée dans la vie active. Aujourd’hui, gagner sa vie prend des chemins largement plus diversifiés. Libre à Antoine de choisir celui qui lui convient le mieux !

En ce qui vous concerne, ce n'est pas du tout à l’ordre du jour. Vous aimez votre engagement et votre rôle dans cette entreprise. En plus, vous appréciez votre autonomie et la fin du productivisme comme vous avez pu le connaître. Enfin le temps de redonner du sens à chaque échange, de développer votre pensée et votre action, sans faire sans cesse la girouette. Rien ne vous fait plus plaisir qu’une bonne note suivi d’un petit commentaire d’un client après un échange : "Merci d’avoir pris ce temps pour moi !".

Peut-être un jour… Peut-être un jour vous ferez une pause vous aussi. Mais pour faire quoi de mieux au juste ?



Qu'avez-vous pensé de cette fiction ?
Elle vous semble probable ?
Vous donne-t-elle envie ou au contraire, vous effraie-t-elle ?

Dites-nous en plus, de manière anonyme et en moins de cinq minutes ! 
Nous pourrons ainsi tirer un positionnement collectif pour chaque concept de cette fiction et faire de jolis graphiques
😁.
Mon avis sur cette fiction

 Lundi dernier | Le debrief 


  La fiction de la semaine dernière nous emmenait sur l'intégration du travail dans le domicile avec deux focus sur la créativité et les collaborations ouvertes. Pour la (re)lire, ça se passe ici.

Trois concepts ont été évalués grâce à vos réponses 
  • Le travail est pleinement intégré au domicile : une majorité de répondants le croient et le souhaitent
  • La créativité se libère grâce au télétravail : les avis sont plus partagés entre la désidérabilité et la crédibilité
  • Les collaborations ouvertes se développent : une majorité le souhaitent mais n'y croient pas forcément

Voici, dans le détail, comment ces concepts ont été perçus dans la fiction précédente :






N'hésitez pas à nous donner votre avis sur la fiction d'aujourd'hui. RDV la semaine prochaine pour le debrief ! 
Mon avis sur la fiction d'aujourd'hui

 Dernier lundi - Atelier | 25 mai 


Nous vous donnons rendez-vous le lundi 25 mai entre 17h et 18h pour un atelier en ligne. Pour clore cette capsule de fictions, nous reviendrons ensemble sur les concepts-clé évoqués dans ces fictions autour du (Re)travailler ensemble.

Nous avons éclairé certains imaginaires avec les fictions, en créant du rejet et parfois de l’adhésion, en ouvrant le champ des possibles et en permettant à des convictions d’émerger. L’objectif de l’atelier est de passer à l’action de manière à concourir à créer un futur probable et désirable.

Pendant cette heure, nous donnerons quelques clés pour structurer vos ressentis face à ces futurs possibles et ainsi développer quelques convictions pour construire une première liste d’actions.
 
Oui, je veux participer à l'atelier !

 Décodage du présent 

Les tendances et usages qui passent de la marge au normal

 


L'évaluation de l’utilité sociale, nouvel indicateur de valeur
La loi PACTE de 2019 pose que l’entreprise doit désormais être gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité. Elle peut même se doter d’une « raison d’être » dans ses statuts.
Pour autant, les sanctions sont quasiment inexistantes et ce sont plutôt les pressions sociétales qui poussent les entreprises à agir. Doit-on contraindre davantage les entreprises
On note aujourd’hui la qualité d’un produit ou de l'expérience vécue. Et si l’on élargissait cette notation à la question de la performance sociale ? Dans une société à l'ubérisation croissante, le consommateur deviendrait alors lui aussi évaluateur sur les questions de responsabilité. Deux tendances de fond sont à l’oeuvre ici : d’une part le souci croissant de la dimension éthique dans ses achats, d’autre part l’importance qu’ont pris les notations utilisateurs, avec tous les biais et les risques que cela comporte.
Et enfin, la question de l’utilité des métiers, centrale dans le contexte actuel de pandémie, qui bouleverse les hiérarchies professionnelles, la reconnaissance sociale, et la vision de l’exposition aux risques professionnels

Parcours professionnels : vers des périodes choisies de détravail 
Comment ré-accorder de l’importance à l’épanouissement en dehors de la sphère professionnelle ? 95% des français rêvent de prendre une année sabbatique. C’est sans doute un symptôme... 
Et si l’on avait un compte de détravail pour s’extraire un temps des contraintes du monde professionnel ? Un collectif nantais s’interroge, et propose une réflexion sur ce que nous ferions de notre temps de ‘détravail’.
Cette idée ouvre deux pistes. La première : les expériences sur le revenu universel dont un premier bilan pour l’initiative de Grande-Synthe est accessible ici. La seconde : l’utilisation des aides chômage par certains pour s’adapter à une nouvelle vie, c’est l’une des dimensions du concept, pas si récent, de funemployement

Synchronisation des valeurs : pré-requis pour des partenariats durables
Côté travailleurs, pour une partie d’entre nous, le critère du sens au travail est devenu prépondérant : travailler dans des entreprises responsables, dont on partage la vision, constituerait un facteur d’attractivité et de fidélisation des salariés. En témoigne cet appel de jeunes diplômés appelant au réveil écologique de leurs futurs employeurs
Côté financeurs, nous assistons au développement et à la croissance des fonds d’investissement responsables et militants. La logique est moins celle du retour sur investissement rapide que celle d’impact sur le monde (Impact Investing). 
Et si la mission et la raison d’être étaient facilitatrices d'investissement et d’engagement, et de performance globale accrue ? 
 

Pour aller plus loin


🚅À (re)découvrir : les travaux d’Hartmut Rosa, sociologue et philosophe allemand, qui interrogent notre rapport au temps dans cet ouvrage : Accélération, une critique sociale du temps? Présentation de cette étude magistrale dont le discours n’a pas pris une ride. 

🔥Dans les start-up : le sens au travail est questionné dans cet article critique, qui met également les entrepreneurs face à leurs choix responsables : Pourquoi le travail est-il devenu absurde ?

🤣Enfin, pour rire un peu, une vidéo de Karim Duval, humoriste, qui nous parle du Grovid-19 : épidémie de quête de sens.

 Les futurs du 

 Maif Start Up Club 

 
 Thomas Ollivier, CEO Maif Start Up Club, Responsable Développement et Partenariats B2B MAIF


(Re)trouver du sens : retour vers le futur pour le Maif Start Up Club

En lançant le Maif Start Up Club il y a bientôt 3 ans, nous voulions réunir deux objectifs : 

  1. Capitaliser l’expérience intense d’exploration et de compréhension des nouveaux usages, des pratiques émergentes au premier rang desquelles nous retrouvions l’économie collaborative, la gig economy, le futur du travail, la plateformisation de l’économie, et qui nous avait occupé ces dernières années
  2. Poursuivre une dynamique d’élargissement et de renforcement de notre écosystème, en cherchant puis en trouvant une place attendue, légitime et utile pour MAIF, en tant justement qu’écosystème d’écosystèmes, c’est-à-dire en tant que lien entre l’ancienne et la nouvelle économie, entre les grands groupes et les jeunes pousses, entre l’impératif de développement et la nécessité du sens.
A cette époque, vers la fin de notre stratégie de transformation par l’économie collaborative et avant la création du Maif Start Up Club, nous étions déjà sollicités régulièrement par de grands partenaires affinitaires qui s’intéressaient à notre démarche, qu’ils qualifiaient comme une forme d’audace ou de dynamique d’innovation, tant sur les dimensions externes illustrées par nos partenariats ou les innovations que nous déployions, que ce que cela provoquait en interne en termes de mise en mouvement, d’intégration de nouvelles méthodes de travail, de réflexes culturels ou sans que nous nous en rendions vraiment compte, d’aspirations personnelles et collectives.

L’un des enseignements forts dont nous avions profité était la création de valeur par le sens, par l’objectif social, environnemental, parfois les deux, qui traversaient in fine les business models des partenaires avec lesquels nous travaillions.
 

Cet enseignement fort nous a marqué pour deux raisons. D’un côté, il révélait une forme de permanence des idées entre ce qu’est la MAIF depuis son commencement, une entreprise engagée avec une certaine idée du service rendu au sociétaire, et les partenaires affinitaires, innovants et de formes variées, avec qui nous travaillions. De l’autre, il proposait une grille de lecture nouvelle, contemporaine, du processus de création de valeur en plaçant au-dessus de tout la satisfaction des aspirations : c’est-à-dire savoir répondre à la quête de sens de l’individu, avant ses attentes (ce qu’il parvient à exprimer), ou ses besoins (le produit ou le service qu’il recherche).

Cet enseignement, nous l’avons trouvé formidablement formalisé par Harvard Business Review et par Bain Company respectivement sous la forme d’une pyramide de valeur, décliné pour le B2C comme pour le B2B.

Le Maif Start Up Club est ainsi une plateforme d’hybridation grâce, avec et pour nos partenaires. C’est un véhicule singulier de la pionnière des mutuelles d’assurance, dès sa création en 1934 en associant mutualisme et assurance, et encore aujourd’hui avec son engagement formidable dans l’entreprise politique et son chemin vers l’entreprise à mission.
Parce que la période inédite que nous traversons nous fait nous interroger sur le “why”, nous avons le sentiment qu’elle pourrait être une “année 0” pour replacer comme objectif de 2 partenaires, la satisfaction d’un triptyque Attentes - Besoins - Aspirations. 
Si nos formations et le cadre de nos expériences professionnelles nous ont permis de développer nos capacités à savoir exprimer, comprendre et satisfaire des attentes et des besoins, ceux de nos clients comme ceux de nos partenaires, qu’en est-il de nos aspirations ? 

Nous faisons le pari, au Maif Start Up Club, que c’est à travers l’effort de discernement des valeurs de chacun que nous trouverons le moyen d’y répondre, et ainsi de participer à l’émergence de nouveaux modèles, plus durables, plus inclusifs des différentes parties prenantes, et donc plus résilients face aux péripéties des futurs à venir. 

Que ce soit par l’éventuelle généralisation d’outils d’évaluation de l’utilité sociale et donc de la satisfaction d’aspirations collectives, ou par des compteurs de détravail, davantage reliés aux aspirations individuelles, nul doute que que la capacité à faire “sens” ensemble constituera demain plus qu’hier un nouveau facteur de clés de succès des partenariats gagnant-gagnants ! Pour ce qui nous concerne, nous aurons au coeur de notre déclinaison de valeurs la raison d’être du groupe MAIF, celle qui guide son caractère d’entreprise à mission. Cette raison d’être consacre l’attention sincère, portée à l’autre et au monde, comme garantie d’un mieux commun. A chacun de nos partenaires, nous leur porterons cette attention sincère, pour (Re)trouver du sens ensemble.
 
Comme Un Lundi est un format conçu par le Maif Start Up Club,
en partenariat avec Le Coup D'Après, collectif de design fiction.
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