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COMMUNIQUÉ DE PRESSE


7 mai 2014


La Salamandre en danger: appel à action!




Communiqué de presse commun
Natagora - Wallonie
Natuurpunt - Flandre
RAVON (Reptielen Amfibieen Vissen Onderzoek Nederland) – Pays-Bas



Suite à la découverte de plusieurs cas en Wallonie, les associations de protection de la nature mettent en garde contre une maladie mortelle touchant les salamandres. Elles exhortent les autorités à suivre la situation de près et les promeneurs à signaler tout cas suspect à rainne(at)natagora.be
 

Début avril, l’attention d’un promeneur a été attirée par des dizaines de cadavres de Salamandre terrestre (Salamandra salamandra) jonchant les abords d’un sentier de grande randonnée à proximité du barrage de Robertville. L’analyse des cadavres par une équipe de l’université de Gand a permis de mettre en évidence qu’elles ont été victimes d’un pathogène particulièrement agressif. Celui-là même qui a amené les salamandres hollandaises au seuil de l’extinction.

Il s’agit de Batrachochytrium salamandrivorans, un champignon très agressif qui peut tuer les salamandres en l’espace de deux semaines. Fin 2013, la première victime belge avait été découverte à proximité d’Eupen. Début Avril, 21 nouveaux cadavres ont été découverts à proximité de Robertville. Cet évènement semble annoncer de mauvais moments pour les populations de salamandre en Belgique: non seulement le champignon pathogène est présent dans notre pays, mais il s’étend et on ignore si il est possible de mettre un terme à son extension!
 
Une situation très problématique

La nouvelle est dramatique: en l’espace de quelques années, le pathogène a pratiquement exterminé les salamandres du Limbourg hollandais. RAVON (Reptielen Amfibieen Vissen Onderzoek Nederland) a montré que 96% y sont mortes! La situation est telle que, pour assurer la survie de leurs dernières salamandres, nos voisins hollandais ont du recourir à une solution extrême: trente animaux ont été confiés à 3 jardins zoologiques qui tenteront de maintenir en vie les animaux captifs et d’assurer la survie de leur descendance, loin des forêts contaminées par l’agent infectieux.
 
En Wallonie, une telle solution n’est, pour l’instant, pas à l’ordre du jour. La Salamandre reste un animal répandu et commun dans nos forêts. Si sa disparition n’est pas à craindre actuellement, ses populations vont certainement souffrir fortement de ce nouveau danger. Il n’en est pas de même en Flandres, où la salamandre est déjà rare et ne subsiste que sous la forme de populations isolées. L’arrivée du pathogène pourrait y réduire à néant les populations déjà fragilisées.


Comment agir?

De nombreux éléments, qui permettraient de prendre les dispositions adéquates, restent inconnus. Comment se disperse le pathogène dans nos massifs forestiers, et à quelle vitesse? Quelle est sa répartition actuelle? D’autres amphibiens peuvent-ils être touchés? Des populations de salamandre infectées sont-elles capables de résister à ce pathogène?

Pour répondre à ces questions, Natagora, Natuurpunt (Flandre) et RAVON (Pays-Bas) demandent aux autorités de libérer d’urgence les moyens nécessaires. En effet, si rien n’est entrepris, le pathogène pourrait compromettre la survie de cet animal légendaire dans une grande partie de son aire de répartition.


Nous sollicitons également la collaboration du public et des utilisateurs forestiers et les invitons à communiquer toute observation de salamandre morte dont ils auraient été les témoins à rainne(at)natagora.be.

Plus d’infos sur les salamandres, l’évolution et les effets du pathogène, ainsi que les pistes de solution dans le dossier publié sur le sujet par Raînne, le groupe de travail batraciens de Natagora.


Note à l'attention des journalistes:

 
> Contact presse:
Arnaud Laudelout - arnaud.laudelout(at)natagora.be - 0495/167.135


> Afin d'illustrer vos articles concernant ce communiqué de presse, n'hésitez pas à télécharger:

- Visuel 1

- Visuel 2

- Visuel 3

Photos : Sébastien Pirotte

(Merci de mentionner le nom du photographe.)
 
Raînne constitue le pôle "herpétologique" (batraciens et reptiles) de Natagora qui a pour objectifs l'observation, l'étude et la protection des batraciens et des reptiles en Wallonie et à Bruxelles. Il développe aussi des activités et mène des actions d'information, de sensibilisation et d'éducation du public. 
 
Présente dans tout l’espace Wallonie-Bruxelles, Natagora possède de nombreuses réserves naturelles, réparties sur plus de 4.300 hectares. Le grand objectif de l’association est d’enrayer la dégradation de la biodiversité et contribuer au rétablissement d’un meilleur équilibre entre l’homme et la nature.

 
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