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Table des matières
  • Le Rapport Plamondon et une éventuelle École des études gouvernementales
  • Le Conseil des gouverneurs : un organisme clandestin?
  • La Faculté des arts navigue en eaux troubles 
  • La grève à l’Université du Nouveau-Brunswick
  • Événements à venir
  • L’APUO souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres, recrutés depuis le 1er juillet 2013

Le Rapport Plamondon et une éventuelle École des études gouvernementales
Comme le savent les membres de l’APUO, le projet de créer une éventuelle École des études gouvernementales (ÉÉG) est l’objet de rumeurs et d’inquiétudes depuis maintenant près de deux ans. Le 13 janvier dernier, l’opacité dans laquelle il baigne se réduit finalement: un rapport, commandé au consultant externe Bob Plamondon (http://www.bobplamondon.com), est déposé et esquisse les caractéristiques de ce que pourrait être l’ÉÉG en question. Une consultation éclair de deux jours, tenue à peine 8 jours ouvrables après le dépôt du rapport (23 et 24 janvier), est alors annoncée par le groupe de travail créé pour piloter le projet.

L’APUO a participé à cette consultation éclair pour (1) rappeler à l’employeur les articles de la convention collective qui est interpelée directement par le projet de l’ÉÉG; (2) partager avec lui les inquiétudes, commentaires et critiques reçus de nos membres concernant ce projet; (3) souligner les carences, multiples et significatives, du processus descendant (top-down) jusqu’ici privilégié, en commençant par l’exclusion systématique de ceux et celles dont la participation est pourtant nécessaire au succès de tout projet semblable à celui d’une ÉÉG.

Il est maintenant connu que la consultation éclair a néanmoins permis de révéler l’existence d’un consensus fort parmi les intervenants, frôlant l’unanimité, à l’effet que le Rapport Plamondon est truffé d’erreurs factuelles et de raccourcis intellectuels, qu’il repose sur une incompréhension manifeste de ce que font déjà les unités concernées et une profonde ignorance de l’état actuel des études d’administration publique et de science politique au sens large (affaires publiques et internationales, développement international et mondialisation, etc.). La crédibilité du projet proposé n’est évidemment pas plus élevée que celle du rapport qui lui tient lieu de justification.

Le 30 janvier, le groupe de travail annonce la mise sur pied « d’un forum de discussions impliquant les facultés, départements et unités principalement concernés ». Les détails, faut-il comprendre, restent à suivre.

Bien que l’APUO ne développera évidemment pas une position autonome sur la dimension scolaire du projet, elle s’assurera toutefois que le processus et son éventuel résultat respectent l’un et l’autre scrupuleusement la convention collective, de même qu’elle continuera de diffuser et d’amplifier auprès de l’employeur la voie des membres qui nous partagent leurs points de vue.
 
Le Conseil des gouverneurs : un organisme clandestin?
Tout comme la plupart des universités au Canada, l'Université d'Ottawa est gérée par un conseil d'administration dont les membres sont nommés en vertu d’une loi. Puisque la plupart des membres du Conseil ne travaillent pas à l'U. d'O. quotidiennement (soient des avocats, des comptables, des gens d'affaires, des journalistes, etc.) le Conseil délègue aux cadres supérieurs de l'Université la tâche de mettre en œuvre ses politiques et de veiller au bon fonctionnement de l’Université. Par conséquent, l'administration de l'Université est donc le lien entre le Conseil et la communauté universitaire. Il est donc inquiétant de constater que les administrateurs de l’U. d’O. prennent des mesures extraordinaires pour empêcher l’échange direct entre le Conseil et la communauté.
 
À titre d’exemple, en mai 2013, un membre de l'APUO, Amir Attaran, et le président de l'APUO, Christian Rouillard, ont écrit séparément à la vice-rectrice à la gouvernance, Diane Davidson ainsi qu’au recteur, Allan Rock, pour demander les coordonnées des membres du Conseil des gouverneurs. La demande a été rejetée. Madame Davidson a plutôt insisté pour que toute correspondance avec le Conseil lui soit d’abord acheminée ainsi qu’au  président du Conseil. Cette procédure permet à l'administration de l'Université de censurer ce que les membres du Conseil reçoivent des professeurs et veille à ce que l’administration soit toujours montrée sous un bon jour.
 
L’APUO a d’ailleurs été témoin de censure. À la réunion de mai 2013 du Conseil des gouverneurs, deux membres du Comité exécutif de l’APUO ont accompagné le professeur Attaran auprès du président du Conseil des gouverneurs, Robert Giroux, afin de lui demander de faire circuler certains documents aux autres membres du Conseil. Monsieur Giroux a d’abord accepté les documents, mais lorsqu’il s’est aperçu qu’un administrateur y faisait objet de critique, il a refusé de les faire circuler. Monsieur Attaran a été demandé de soit reprendre ses documents ou de les détruire.
 
Monsieur Attaran a tenté de contourner cette procédure déguisée en demandant qu’on lui fournisse les coordonnées des membres du Conseil, en vertu des lois régissant l’accès à l’information. Après plusieurs mois de médiation par le Bureau du commissaire à l'information et protection des renseignements personnels de l'Ontario, l'administration de l'Université a remis à M. Attaran une liste de coordonnées imprégnée d'encre noire, manifestement censurée (voir ci-dessous).
 
Depuis ce temps, l’APUO constate que le caractère clandestin de l’administration de l’Université, absolu et totalitaire, empêche même les membres siégeant au sein du Conseil de s’entretenir en privé les uns avec les autres. Lorsqu’un nouveau membre du Conseil a demandé de pouvoir communiquer avec ses collègues, on lui a suggéré d’envoyer ses messages à l'administration de l'Université, qui ensuite se chargera de les distribuer (ou non) aux membres respectifs, sous réserve de l'approbation de Mme Davidson.
 
L’APUO estime que les membres de la communauté universitaire ont le droit de communiquer directement avec les membres du Conseil des gouverneurs. En vertu d’un principe fondamental des démocraties, les gouvernés ont le droit de recours par l’entremise de leurs administrateurs, en toute liberté et sans aucune restriction. En effet, la pratique courante veut que le citoyen communique avec son député, le citadin avec son conseiller municipal, les parents avec les conseillers scolaires, mais étonnamment, les membres de l'APUO ne sont pas autorisés à communiquer avec les membres du Conseil des gouverneurs. Dans un souci de transparence et de responsabilité, l’APUO a apporté la question de censure des coordonnées des membres du Conseil devant un tribunal, après l’établissement d’un précédent à l'Université Brock pour une cause similaire. Restez à l'écoute!
 

Image d’un document obtenu par la LAIPVP
 
La Faculté des arts navigue en eaux troubles
La prolongation du mandat du doyen : Le 4 décembre 2013, l’APUO a envoyé une lettre au recteur exprimant la  préoccupation des membres concernant la prolongation du mandat du doyen de la Faculté des arts; au-delà de la durée normale de cinq ans. L’APUO n’approuvait pas la prolongation du mandat du doyen sans une communication et une consultation appropriées avec les membres de la Faculté. En réponse à cette lettre, l’administration a déclaré que l’obligation de consulter ne s’applique qu’aux renouvellements et non aux prolongations de mandats. L’administration a aussi fait entendre que l’apport des membres de la Faculté avait été pris en compte, car le Comité exécutif de la Faculté avait déjà voté sur la question de prolonger le mandat du doyen.
 
Bien que les membres du Comité exécutif aient appuyé, en novembre dernier, la prolongation du mandat, ils n’avaient reçu aucun avis qu’un vote aurait lieu et par conséquent, n’avaient eu aucune occasion de s’entretenir avec leurs collègues avant la prise du vote. Lorsque ces membres ont demandé un délai pour entamer un processus de consultation, les vice-doyens ont insisté sur le fait qu’un tel délai donnerait l’impression qu’ils s’opposaient à la demande de prolongation. De plus, aucun comité de sélection n'avait été mis sur place pour recruter un nouveau doyen, ce qui imposa une pression accrue sur les membres du comité pour appuyer la prolongation.
 
La « crise » budgétaire : Il existe un mécontentement généralisé à la Faculté des arts. Le doyen et les membres de l’administration centrale soutiennent que le déficit budgétaire est considérable; on dit aux professeurs qu’ils coûtent trop cher et sont trop nombreux à travailler au-delà de 65 ans. Pourtant, certains estiment qu’ils ne peuvent prendre leur retraite, car depuis les dernières années, les retraités ne sont pas remplacés. Afin de répondre à la question du déficit budgétaire, plus de 50 sections de cours ont été annulées cette année, engendrant une situation de cause à effet où l’on observe un plus grand nombre d’étudiants par classe, créant ainsi un milieu d’apprentissage difficile pour ces derniers.
 
Malgré le présumé déficit, le doyen a organisé une retraite d’une nuit, l’automne dernier, pour 35 invités au Moulin de Wakefield. Les invités, qui incluaient vice-doyens, secrétaires, présidents de réunions et directeurs, ont été amenés à croire que la retraite servirait de remue-méninge pour discuter du budget et du plan stratégique de la Faculté pour les prochaines années. En l’occurrence, une seule proposition issue de la réunion n’a été exécutée — de centraliser les conseillers pédagogiques; proposition que la Faculté avait envisagée avant la rencontre. En fin de compte, un événement coûteux produisant si peu de résultats ne peut être considéré que comme un gigantesque gaspillage d’argent dans une faculté qui prétend connaître une importante crise financière.
 
Les griefs : Aujourd’hui, parmi toutes les facultés de l’U. d’O., la Faculté des arts est celle qui compte le plus grand nombre de griefs. La majorité des griefs individuels sont liés aux retards dans le traitement des demandes de permanence et de promotion, mais l’APUO a également déposé un grief collectif pour contester la pratique de l’employeur visant à exiger à un membre de rattraper les crédits non obtenus en enseignement suite à un congé parental ou un congé de maladie. Cette pratique va à l’encontre de la convention collective et est discriminatoire en vertu du droit ontarien en matière des droits de la personne, mais elle reste au premier rang des plaintes les plus courantes à la Faculté des arts.
 
La grève à l’Université du Nouveau-Brunswick
Du 13 au 30 janvier 2014, 575 membres à temps plein du corps professoral et bibliothécaires de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) se sont joints au piquet de grève au lieu d’enseigner ou d’effectuer de la recherche. Après dix mois de négociations, l’administration de l’université a fermé la faculté et l’Association of University of New Brunswick Teachers (AUNBT) déclencha une grève peu de temps après.
 
L'administration de l'UNB a fondé son offre financière sur un présumé déficit budgétaire, mais après un examen approfondi des faits, les membres de l’AUNBT ont constaté que l’Université était en fait en surplus. L’administration affirmait que des millions de dollars avaient été affectés à des projets, mais ces allégations n’ont pas suffi à convaincre les enseignants et bibliothécaires d’accepter une offre de salaire qui les garderait au dernier rang de 14 établissements de comparaison et ne permettrait pas à l’UNB d’être assez compétitive pour attirer de nouveaux talents. Pour couronner le tout, 84 nouveaux administrateurs avaient récemment été embauchés alors que le nombre de postes d’enseignants avait diminué de 48.
 
L’UNB adopta une stratégie agressive en empêchant les membres du corps professoral d’avoir accès à leur compte courriel, ce qui entraîna des répercussions sur le recrutement d’étudiants diplômés et sur la planification de conférence et de recherche. L’Université embaucha aussi une société de sécurité privée pour patrouiller le piquet de grève et veiller à ce que personne n’empiète sur sa propriété pendant le lock-out. L’administration de l’UNB a également refusé de continuer de couvrir les prestations de soins de santé des membres du corps professoral, même si l’association avait accepté de rembourser les frais.
 
Les cours ont repris le 3 février 2014 en attente d’un vote pour la ratification de la nouvelle convention collective. Au moment d’imprimer ce bulletin, les détails n’ont pas encore été rendus publics.  
 
Événements à venir - Projection de film : « Carré rouge sur fond noir » 
« Carré rouge sur fond noir » suit de l’intérieur la crise étudiante de 2012 et nous projette au cœur d’un des plus importants mouvements sociaux du Québec. Avec un style de caméra-vérité, nous suivons les membres de la CLASSE dans leur lutte quotidienne. Événement coparrainé par la GSAÉD et la FÉUO.
 
Où : Maison des diplômés (GSD 307)
Quand : le vendredi 28 février  2014 à 17 h 30
 
L’APUO souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres, recrutés depuis le 1er juillet 2013 :
 
juillet 2013
Arnott, Stéphanie, Faculté d’éducation
Ashbaugh, Andrea, Faculté des sciences sociales, École de psychologie
Baker, Stephanie, Faculté des sciences sociales, École de psychologie
Batakliev, Petre, Faculté des arts, Département de théâtre
Berick, Yehonatan, Faculté des arts, Département de musique
Bui, Tuan V., Faculté des sciences, Département de biologie
Burkett, Kelly, Faculté des sciences, Département de mathématiques et de statistique
Canet, Raphaël, Faculté des sciences sociales, École de développement international et mondialisation
Capitaine, Brieg, Faculté des sciences sociales, Département de sociologie et d’anthropologie
Chiocchio, François, École de gestion Telfer
Chourou, Lamia, École de gestion Telfer
Cobigo, Virginie, Faculté des sciences sociales, École de psychologie
Deruchie, Andrew, Faculté des arts, Département de musique
Dolgaleva, Ksenia, Faculté de génie, École de science informatique et de génie électrique
El‐Ghadban, Yara, Faculté des sciences sociales, Département de sociologie et d’anthropologie
Fathally, Jabeur, Faculté de droit, Section Droit civil
Harris, Cory S., Faculté des sciences, Département de biologie
Homayouni, Saied, Faculté des arts, Département de géographie
Howard, Mary Theresa, Faculté des sciences sociales, École de psychologie
Landry, Deborah, Faculté des sciences sociales, Département de criminologie
Lehalle, Sandra, Faculté des sciences sociales, Département de criminologie
Li, Jonathan Y., École de gestion Telfer
Lundeen, Jeff, Faculté des sciences, Département de physique
Masaeli, Mahmoud, Faculté des sciences sociales, École de développement international et mondialisation
McDonald, James, Faculté de génie, Département de génie mécanique
Milley, Peter, Faculté d’éducation
Morrison, Heather, Faculté des arts, École des sciences de l’information
O'Reilly, Jane, École de gestion Telfer
Page, Kevin, Faculté des sciences sociales, École d’études politiques
Perreault, Isabelle, Faculté des sciences sociales, Département de criminologie
Polec, Patryk, Faculté des arts, Département d’histoire
Quaid, Jennifer, Faculté de droit, Section Droit civil
Regan Wills, Emily, Faculté des sciences sociales, École d’études politiques
Riel, Christiane, Faculté des arts, Département de musique
Rondina, Francesca, Faculté des sciences sociales, Département de science économique
Roy‐Gagnon, Marie‐Hélène, Faculté de Médecine. Département d’épidémiologie et médecine sociale
Saadi, Samir, École de gestion Telfer
Silverman, Marjorie, Faculté des sciences sociales, École de service social
Slavkov, Nikolay, Faculté des arts, Institut des langues officielles et du bilinguisme
Tiessen, Rebecca, Faculté des sciences sociales, École de développement international et mondialisation
Tousignant, Kelley, Faculté des sciences de la santé, École des sciences infirmières
Wesche, Sonia, Faculté des arts, Département de géographie
White, James, Faculté des arts, Département de linguistique
Zingesser, Eliza, Faculté des arts, Département de Français
 
Aout 2013
Boutet, Michael, Bibliothèque
Czajkowski, Andrzej, Faculté des sciences, Département de physique
Lalonde, Michelle, Faculté des sciences de la santé, École des sciences infirmières
McGoveran, Catherine, Bibliothèque
Rhéaume, Agathe, Faculté des sciences de la santé, École des sciences de la réadaptation
Rogers, Michael C., Faculté des sciences, Département de physique
Vandyk, Amanda, Faculté des sciences de la santé, École des sciences infirmières
Wright, Erica R., Bibliothèque
 
septembre 2013
Al Osman, Hussein, Faculté de génie, École de science informatique et de génie électrique
Castagné, Michel, Bibliothèque
Dujmovic, Vida, Faculté de génie, École de science informatique et de génie électrique
Pell, Wendy, Faculté des sciences, Département de chimie
 
novembre 2013
Archambault, Lise, Bibliothèque
Simpkin, Sarah, Bibliothèque
 
décembre 2013
Trebic, Irena, Bibliothèque
Wright, David, Faculté des sciences de la santé, École des sciences infirmières
 
janvier 2014
Langlois, Nigèle, Bibliothèque

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